Prototypes

Depuis septembre 2019, 5 prototypes sont développés par les partenaires du Hub. Ils ont été déterminé à l’issue du premier Switch de juin 2019 à Dignes, travaillé lors du Switch#2 à thecamp.

 

Prototype 1 : Des Tiers lieux d’Utilité sociale.

Depuis les premiers Tiers lieux expérimentaux, voire d’avant garde, ceux-ci se sont développés au point de perdre en lisibilité : du FabLab à l’espace de Coworking, du MediaLab à L’Espace Public Numérique, de la Médiathèque au Centre Social 2.0. 

Sans compter la récupération du terme pour de simples projets immobiliers, très éloignés des dimensions coopératives et territoriales pourtant garantes de leur pérennité.

Dans ce maelström, créer, gérer, animer et développer un Tiers Lieu, ne saurait s’improviser. Entre attentes institutionnelles, volonté de participation des communautés, nécessité d’identifier un modèle économique, gestion des compétences, élaboration de projets, etc. les besoins d’accompagnement pour la réussite d’un Tiers lieu ne manquent pas.

Le moment semble alors venu d’une part de faire émerger un label de Tiers Lieu d’Utilité Sociale. Un label qui mettrait des valeurs, un sens, une trajectoire afin de créer un réseau dont les membres se reconnaissent et collaborent. Et d’autre part de mettre en place les conditions de création d’un réseau d’accompagnateurs spécialisés dans l’émergence et la structuration de ces Tiers Lieux.

Prototype 2 : Un méta-référentiel de la Médiation numérique.

Depuis l’apparition du terme en 2011, la Médiation numérique apparaît à la fois comme un métier et une fonction exercée par de nombreux autres métiers (éducation, travail social, vente, accueil du service public, etc.).

Et alors que le besoin d’accompagnement au numérique de la population est de plus en plus prégnant,les professionnels stricto-sensu de la Médiation numérique ne seront pas assez nombreux et répartis pour y répondre. Il est donc dorénavant nécessaire de proposer à tous les professionnels en situation d’accompagnement pédagogique de disposer de ces compétences en médiation numérique.

Il s’agit alors d’élaborer un méta-référentiel en médiation numérique pouvant être intégré à l’ensemble des référentiels de formation aux métiers de l’accompagnement : travail social, enseignement, animation, vente, accueil. Tant dans le secteur privé que public.

Prototype 3 : Communiquer sur « à quoi sert la « Médiation numérique » ?

Initialement animation multimédia, la Médiation numérique est devenue plurielle. Présente dans des organisations publiques et privées, portée par des centres sociaux, des CCAS, des boutiques informatiques, des médiathèques, des EPN, des FabLabs, etc., la Médiation numérique répond certes à un besoin, mais son offre est difficilement identifiable.

Alors, comment rendre la Médiation numérique à la fois visible et lisible ? Quelle stratégie de communication déclinée sur quels supports permettra de rendre la Médiation numérique claire à comprendre : de l’élu.e au demandeur d’emploi, du chef d’entreprise à l’éducateur spécialisé ?

Prototype 4 : Co-conception d’une plateforme d’orientation d’accès aux droits.

Les acteurs de la Médiation numérique y sont confrontés quotidiennement : l’accélération de la dématérialisation des services provoque des difficultés voire des inégalités d’accès aux droits.

Qu’il s’agisse de l’ergonomie des plateformes en ligne, du manque de clarté dans les processus de décision ou tout simplement dans l’identification des bons interlocuteurs, l’orientation des usager est de plus en plus complexe.

Sur la base des travaux engagés par le Département des Hautes Alpes à travers son Schéma d’Accessibilité, comment la Médiation numérique peut-elle participer à faciliter l’expérience de l’internaute ?

Prototype 5 : Accompagner les petites organisations dans leur transition numérique.

Face à la Transition numérique de la société, les petites organisations (publiques, économiques ou associatives) sont encore trop souvent désemparées. Pourtant de (très) nombreux dispositifs d’accompagnement existent que ce soit sous forme de chèques experts, d’accompagnement collectif, de formations, de Mooc, etc.

Mais la solution n’est-elle pas devenue le problème : face à la profusion d’aides à la Transition numérique comment ces petites organisations peuvent-elles s’y retrouver ? La Médiation numérique peut-elle à la fois servir de boussole et de couteau suisse ?

 

Chantiers – Switch des 14 & 15 novembre 2019.

♦ Chantier 1.1 : Concevoir un réseau d’animation des tiers lieux en PACA et un label des Tiers Lieux d’Utilité Sociale

Depuis les premiers Tiers lieux expérimentaux voire d’avant garde, ceux-ci se sont développés au point de perdre en lisibilité : du FabLab à l’espace de Coworking, du MediaLab à L’Espace Public Numérique, de la Médiathèque. 

Sans compter la récupération du terme pour de simples projets immobiliers, très éloignés des dimensions coopératives et territoriales pourtant garantes de leur pérennité.

Face à ce foisonnement de termes et à ces tentatives de récupération, le moment semble venu pour faire émerger un label de Tiers Lieu d’Utilité Sociale. Un label qui mettrait des valeurs, un sens, une trajectoire afin de créer un réseau dont les membres se reconnaissent et collaborent.

Mais à quelles conditions, sur quels critères, comment suivre son application, avec quels moyens financiers ?

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♦ Chantier 1.2 : Construction d’un accompagnement pour les Tiers Lieux.

Créer, gérer, animer et développer un Tiers Lieu, ça ne s’improvise pas. Entre attentes institutionnelles, volonté de participation des communautés, nécessité d’identifier un modèle économique, gestion des compétences, élaboration de projets, etc. les besoins d’accompagnement pour la réussite d’un Tiers lieu ne manquent pas.

Mais quelle forme pourrait prendre cet accompagnement, comment identifier et mobiliser les talents pouvant intervenir pour soutenir les porteurs de projets, comment rétribuer ces professionnel.les ?

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Chantier 2.1 :  Concevoir des modules « passerelles » autour des formations à la Médiation numérique.

Depuis l’apparition du terme en 2011, la Médiation numérique apparaît à la fois comme un métier et une fonction exercée par de nombreux autres métiers (éducation, travail social, vente, accueil du service public, etc.).

Et alors que le besoin d’accompagnement au numérique de la population est de plus en plus prégnant, il semble nécessaire de s’appuyer sur ces deux aspects de la Médiation numérique : métier et fonction.

Afin de faire monter en compétences les un.es et les autres, appuyons-nous sur les référentiels de formation existants : du Titre professionnel REMN au BPJEPS TIC, en passant par les dispositifs expérimentaux issus du label Grande Ecole du Numérique ou des Moniteurs-Educateurs Socio-numériques. Comment ces référentiels peuvent-ils créer des passerelles entre formation et comment celles-ci peuvent-elles être praticables par des professionnel.les en poste, sous forme modulaire ?

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♦ Chantier 2.2 : Communiquer sur à quoi ça sert « Médiateur numérique » ?

Initialement animation multimédia, la Médiation numérique est devenue plurielle. Présente dans des organisations publiques et privées, portée par des centres sociaux, des CCAS, des boutiques informatiques, des médiathèques, des EPN, des FabLabs, etc. la Médiation numérique répond certes à un besoin, mais son offre est peu reconnaissable.

Comment rendre la Médiation numérique à la fois visible et lisible ? Quelle stratégie de communication déclinée sur quels supports permettra de rendre la Médiation numérique claire à comprendre : de l’élu.e au demandeur d’emploi, du chef d’entreprise à l’éducateur.trice spécialisé.e ?

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Chantier 3 : Co-concevoir une plateforme d’orientation des services publics.

Les acteurs de la Médiation numérique y sont confrontés quotidiennement : l’accélération de la dématérialisation des services provoque des difficultés voire des inégalités d’accès aux droits.

Qu’il s’agisse de l’ergonomie des plateformes en ligne, du manque de clarté dans les processus de décision ou tout simplement dans l’identification des bons interlocuteurs, l’orientation des usager est de plus en plus complexe.

Sur la base des travaux engagés par le Département des Hautes Alpes à travers son Schéma d’Accessibilité, comment la Médiation numérique peut-elle participer à faciliter l’expérience de l’internaute ? Tutoriel, groupes test, remontées d’usages, méthode AGILE, etc. de nombreuses pistes sont à explorer.

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♦ Chantier 4 : Echange de pratiques sur les CivicTech & l’OpenData.

La participation des habitant.es à la vie de la cité est une nécessité démocratique mais une difficulté institutionnelle. Dans un régime de démocratie représentative, la place du citoyen est avant tout réservée à celle de l’électeur.trice.

Mais avec l’avènement d’Internet, chacun.e prend dorénavant l’habitude de s’informer et d’intervenir dans le débat public. Les CivicTech se sont alors emparées du sujet pour structurer une prise de parole parfois éparpillée. Des technologies qui, couplées à des méthodes de participation au débat public et à l’OpenData, peuvent donner un nouvel élan à des démocraties inquiétées par une crise de confiance.

Comment la Médiation numérique peut-elle ou s’est-elle déjà emparée de ce sujet, avec qui et avec quel soutien ?

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Chantier 5 : Accompagner les petites organisations dans leur transition numérique.

Face à la Transition numérique de la société, les petites organisations (publiques, économiques ou associatives) sont encore trop souvent désemparées. Pourtant de (très) nombreux dispositifs d’accompagnement existent que ce soit sous forme de chèques experts, d’accompagnement collectif, de formations, de Mooc, etc.

Mais la solution n’est-elle pas devenue le problème : face à la profusion d’aides à la Transition numérique comment ces petites organisations peuvent-elles s’y retrouver ? La Médiation numérique peut-elle à la fois servir de boussole et de couteau suisse ?

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Switch #1 à Digne les Bains : les Besoins

Le 24 juin 2019 a eu lieu à Digne les Bains le premier temps fort du Hub du Sud.

Conformément à la méthodologie, il s’agissait ici de valider et de préciser les premiers besoins identifiés.

On entend par « besoins » ceux exprimés en 2019 par les publics fréquentant les espaces de médiation numérique, mais aussi par des professionnels, par des services publics, etc. Ces besoins ont été remontés et identifiés durant plusieurs semaines, tant du terrain que de la littérature actuelle (Baromètre 2018 du numérique, Rapport annuel du Défenseur des droits, etc.).

Douze catégories de besoins ont émergé, complétées durant le temps de travail à Digne les Bains par deux nouvelles.

Détail des besoins

65 participant.e.s issu.e.s de toute la région (et au-delà) ont répondu présent. Outre des équipes de médiation numérique, nous avons pu compter sur des chefs d’entreprise, des agents de la fonction publique, des associations militantes, des chargé.e.s de mission de grands groupes, etc.

A l’issue de cette première phase, l’après midi aura été consacré à des ateliers d’élaboration de projets sur la base des quatre catégories de besoins.

Ainsi, quatorze projets ont émergé. Ce sont ces projets qui serviront de base de prototypage dans le cadre du prochain Switch qui se déroulera à l’automne 2019.

Pour consulter l’ensemble des « fiches projets » :cliquer ici

Après une étape de présentation et de complément des catégories de besoins, une première sélection de 4 catégories de besoins a alors été réalisée via un vote.

Merci encore aux participant.e.s pour leurs très nombreuses contributions, merci aux membres du consortium pour leur mobilisation et merci à celles et ceux qui ont manifesté leur volonté de participer aux prochaines étapes du Hub du Sud.

Les besoins recensés durant le switch :

Fiches projets

Projet 1 : Créer et renforcer les Tiers Lieux d’utilité sociale

Il s’agit de faire émerger ou de renforcer des Tiers lieu d’utilité sociale. De tels lieux nécessitent en interne de la structure porteuse une montée en compétences notamment en terme d’animation (centrée usagers) et de modèles de fonctionnement hybrides. En externe, l’action publique est appelée à activer des leviers de soutiens financiers (fonds d’amorçage, achat innovant) pour accompagner l’émergence de ces lieux.

Projet 2 : Métier(s) de la Médiation numérique

Il s’agit de travailler collectivement sur le rôle, les missions de la Médiation numérique. Dans la perspective d’un accueil inconditionnel de tous les publics.

Pour cela, des protocoles d’expérimentation pourraient être mis en œuvre afin de documenter et partager les processus, réussites et échecs.

Projet 3 : Lutter contre le non recours aux droits

Il s’agit de favoriser le recours aux droits des administré.e.s depuis les plateformes de service public dématérialisé.

Pour cela, il est proposé d’organiser la coopération des acteurs concernés à tous les échelons territoriaux et de mettre en place des actions de médiation permettant à l’usager de s’orienter dans ses droits (boussole, arbre d’orientation, etc.).

Projet 4 : Participation des citoyens à la vie publique.

Il s’agit de permettre aux citoyen.nes de mieux s’impliquer dans la vie publique par l’utilisation de données publiques.

Plus particulièrement, il s’agit pour chacun.e de comprendre le fonctionnement budgétaire d’une collectivité par des actions de médiation numérique.

Projet 5 : Co-conception d’une plateforme unique d’accès aux services publics dématérialisés

Il s’agit de créer une plateforme en ligne permettant d’accéder à l’ensemble des services publics dématérialisés avec la possibilité d’y effectuer ses démarches.

Afin que son ergonomie et ses contenus correspondent au mieux aux besoins des usagers, ceux-ci sont impliqués dès la phase amont de conception au même que les services publics ou les entreprises de développement. Dans le cadre d’une démarche d’innovation ouverte.

Projet 6 : Formation des équipes de médiation numérique

Il s’agit d’une part de clarifier les missions de la médiation numérique pour ensuite élaborer des actions de formation des équipes.

Les équipes étant ici entendues tant par les médiateurs et médiatrices numériques stricto sensu que par les salarié.es, indépendant.es ou bénévoles étant amenés à faire acte de médiation numérique dans leur activité.

Les contenus de formation provenant du terrain professionnel de la médiation numérique.

Projet 7 : Plateforme d’intégration de contenus de Médiation numérique

Il s’agit de créer une base de données (ou base de connaissances) unique agrégeant les contenus élaborés par les professionnel.les de la médiation numérique. On entend par contenus, les programmes, méthodes et supports d’animation, les documents de communication, les trames de projets, les médias, etc.

Chaque nouvelle donnée est enregistrée avec l’ensemble de ses méta données (nom du producteur, description, doit d’usage, formats, année de création, etc.) et une clé d’identification unique (à l’instar de WiKiData).

Une monétisation est envisageable.

Projet 8 : Création d’un chèque d’accompagnement numérique pour les petites organisations

Il s’agit de créer un dispositif, sous la forme d’un chèque services, permettant à petite organisation (association, commerçant, TPE, PME, Artisan, profession libérale) de disposer d’un accompagnement numérique par un équipe de médiation numérique de son territoire.

Projet 9 : Création d’un réseau territoriale d’experts en médiation numérique à l’attention des petites organisations

Il s’agit d’identifier sur un territoire donné des compétences en médiation numérique et de faciliter leur mise en relation avec des petites organisations (associations, PME, TPE, artisans, villages, professions libérales) en demande de prestations d’accompagnement à la transition numérique.

Projet 10 : Création d’un réseau de « talents » pour accompagner la transition numérique des petites organisations

Il s’agit d’identifier sur un territoire donné (par exemple une Métropole) des acteurs du numérique pouvant accompagner la transition numérique des petites organisations (commerçants, TPE, PME, Artisans, associations, villages, ONG, compagnies artistiques, etc.).

Ce réseau d’acteurs est constitué de membres volontaires et non pas d’un catalogue de données recueillies automatiquement.

Les besoins des petites organisations et la mise en relation avec le réseau d’experts est facilité par l’utilisation d’une Intelligence Artificielle.

Projet 11 : Création d’un catalogue de services de la Médiation numérique

Le projet propose la création d’un « outil » de référencement des services de médiation numérique.

Projet 12 : Création d’une charte pour un numérique éthique

Il s’agit d’initier collectivement une charte pour un numérique éthique.

Cette charte vise à qualifier des actions, des structures, des projets, des créations selon des critères spécifiques comme

l’utilisation de logiciels ou de licences libres, la dimension collaborative, le respect des données personnelles, la valorisation de l’économie circulaire, la prise en compte des effets environnementaux, etc.

Une plateforme en ligne liste tout ce qui aura été validée par l’intermédiaire de la charte.

Cette charte est évolutive et élaborée de façon coopérative.

Projet 13 : Création et animation d’un réseau expertise sur le Libre

Il s’agit d’initier une plateforme de mise en relation sur une thématique unique : le Libre. Le Libre étant entendu de façon large : logiciels, matériels, création de Communs, Open Data, etc.

Cette plateforme, à la fois physique et numérique, identifie des structures ou des individus experts sous la forme d’un catalogue dynamique (mise à jour continue). Ces experts sont mis en relation avec des acteurs public et privés en demande de prestations. Il pourra s’agir tout à la fois d’ateliers de médiation numérique, de conférences, d’audits, de conseils, d’installations, de transfert de savoir-faire, de formations, etc.

Projet 13 : Création d’un réseau d’expertise à la création de Tiers Lieux.

Il s’agit de proposer une offre de service d’accompagnement à la création de Tiers lieu.

Le Hub du Sud ayant vocation à faciliter la mise en relation des créateurs de Tiers lieux avec les expertises nécessaires, notamment celles d’autres Tiers lieux.