Switch #1 à Digne les Bains : les Besoins

Le 24 juin 2019 a eu lieu à Digne les Bains le premier temps fort du Hub du Sud.

Conformément à la méthodologie, il s’agissait ici de valider et de préciser les premiers besoins identifiés.

On entend par « besoins » ceux exprimés en 2019 par les publics fréquentant les espaces de médiation numérique, mais aussi par des professionnels, par des services publics, etc. Ces besoins ont été remontés et identifiés durant plusieurs semaines, tant du terrain que de la littérature actuelle (Baromètre 2018 du numérique, Rapport annuel du Défenseur des droits, etc.).

Douze catégories de besoins ont émergé, complétées durant le temps de travail à Digne les Bains par deux nouvelles.

Détail des besoins

65 participant.e.s issu.e.s de toute la région (et au-delà) ont répondu présent. Outre des équipes de médiation numérique, nous avons pu compter sur des chefs d’entreprise, des agents de la fonction publique, des associations militantes, des chargé.e.s de mission de grands groupes, etc.

A l’issue de cette première phase, l’après midi aura été consacré à des ateliers d’élaboration de projets sur la base des quatre catégories de besoins.

Ainsi, quatorze projets ont émergé. Ce sont ces projets qui serviront de base de prototypage dans le cadre du prochain Switch qui se déroulera à l’automne 2019.

Pour consulter l’ensemble des « fiches projets » :cliquer ici

Après une étape de présentation et de complément des catégories de besoins, une première sélection de 4 catégories de besoins a alors été réalisée via un vote.

Merci encore aux participant.e.s pour leurs très nombreuses contributions, merci aux membres du consortium pour leur mobilisation et merci à celles et ceux qui ont manifesté leur volonté de participer aux prochaines étapes du Hub du Sud.

Les besoins recensés durant le switch :

Fiches projets

Projet 1 : Créer et renforcer les Tiers Lieux d’utilité sociale

Il s’agit de faire émerger ou de renforcer des Tiers lieu d’utilité sociale. De tels lieux nécessitent en interne de la structure porteuse une montée en compétences notamment en terme d’animation (centrée usagers) et de modèles de fonctionnement hybrides. En externe, l’action publique est appelée à activer des leviers de soutiens financiers (fonds d’amorçage, achat innovant) pour accompagner l’émergence de ces lieux.

Projet 2 : Métier(s) de la Médiation numérique

Il s’agit de travailler collectivement sur le rôle, les missions de la Médiation numérique. Dans la perspective d’un accueil inconditionnel de tous les publics.

Pour cela, des protocoles d’expérimentation pourraient être mis en œuvre afin de documenter et partager les processus, réussites et échecs.

Projet 3 : Lutter contre le non recours aux droits

Il s’agit de favoriser le recours aux droits des administré.e.s depuis les plateformes de service public dématérialisé.

Pour cela, il est proposé d’organiser la coopération des acteurs concernés à tous les échelons territoriaux et de mettre en place des actions de médiation permettant à l’usager de s’orienter dans ses droits (boussole, arbre d’orientation, etc.).

Projet 4 : Participation des citoyens à la vie publique.

Il s’agit de permettre aux citoyen.nes de mieux s’impliquer dans la vie publique par l’utilisation de données publiques.

Plus particulièrement, il s’agit pour chacun.e de comprendre le fonctionnement budgétaire d’une collectivité par des actions de médiation numérique.

Projet 5 : Co-conception d’une plateforme unique d’accès aux services publics dématérialisés

Il s’agit de créer une plateforme en ligne permettant d’accéder à l’ensemble des services publics dématérialisés avec la possibilité d’y effectuer ses démarches.

Afin que son ergonomie et ses contenus correspondent au mieux aux besoins des usagers, ceux-ci sont impliqués dès la phase amont de conception au même que les services publics ou les entreprises de développement. Dans le cadre d’une démarche d’innovation ouverte.

Projet 6 : Formation des équipes de médiation numérique

Il s’agit d’une part de clarifier les missions de la médiation numérique pour ensuite élaborer des actions de formation des équipes.

Les équipes étant ici entendues tant par les médiateurs et médiatrices numériques stricto sensu que par les salarié.es, indépendant.es ou bénévoles étant amenés à faire acte de médiation numérique dans leur activité.

Les contenus de formation provenant du terrain professionnel de la médiation numérique.

Projet 7 : Plateforme d’intégration de contenus de Médiation numérique

Il s’agit de créer une base de données (ou base de connaissances) unique agrégeant les contenus élaborés par les professionnel.les de la médiation numérique. On entend par contenus, les programmes, méthodes et supports d’animation, les documents de communication, les trames de projets, les médias, etc.

Chaque nouvelle donnée est enregistrée avec l’ensemble de ses méta données (nom du producteur, description, doit d’usage, formats, année de création, etc.) et une clé d’identification unique (à l’instar de WiKiData).

Une monétisation est envisageable.

Projet 8 : Création d’un chèque d’accompagnement numérique pour les petites organisations

Il s’agit de créer un dispositif, sous la forme d’un chèque services, permettant à petite organisation (association, commerçant, TPE, PME, Artisan, profession libérale) de disposer d’un accompagnement numérique par un équipe de médiation numérique de son territoire.

Projet 9 : Création d’un réseau territoriale d’experts en médiation numérique à l’attention des petites organisations

Il s’agit d’identifier sur un territoire donné des compétences en médiation numérique et de faciliter leur mise en relation avec des petites organisations (associations, PME, TPE, artisans, villages, professions libérales) en demande de prestations d’accompagnement à la transition numérique.

Projet 10 : Création d’un réseau de « talents » pour accompagner la transition numérique des petites organisations

Il s’agit d’identifier sur un territoire donné (par exemple une Métropole) des acteurs du numérique pouvant accompagner la transition numérique des petites organisations (commerçants, TPE, PME, Artisans, associations, villages, ONG, compagnies artistiques, etc.).

Ce réseau d’acteurs est constitué de membres volontaires et non pas d’un catalogue de données recueillies automatiquement.

Les besoins des petites organisations et la mise en relation avec le réseau d’experts est facilité par l’utilisation d’une Intelligence Artificielle.

Projet 11 : Création d’un catalogue de services de la Médiation numérique

Le projet propose la création d’un « outil » de référencement des services de médiation numérique.

Projet 12 : Création d’une charte pour un numérique éthique

Il s’agit d’initier collectivement une charte pour un numérique éthique.

Cette charte vise à qualifier des actions, des structures, des projets, des créations selon des critères spécifiques comme

l’utilisation de logiciels ou de licences libres, la dimension collaborative, le respect des données personnelles, la valorisation de l’économie circulaire, la prise en compte des effets environnementaux, etc.

Une plateforme en ligne liste tout ce qui aura été validée par l’intermédiaire de la charte.

Cette charte est évolutive et élaborée de façon coopérative.

Projet 13 : Création et animation d’un réseau expertise sur le Libre

Il s’agit d’initier une plateforme de mise en relation sur une thématique unique : le Libre. Le Libre étant entendu de façon large : logiciels, matériels, création de Communs, Open Data, etc.

Cette plateforme, à la fois physique et numérique, identifie des structures ou des individus experts sous la forme d’un catalogue dynamique (mise à jour continue). Ces experts sont mis en relation avec des acteurs public et privés en demande de prestations. Il pourra s’agir tout à la fois d’ateliers de médiation numérique, de conférences, d’audits, de conseils, d’installations, de transfert de savoir-faire, de formations, etc.

Projet 13 : Création d’un réseau d’expertise à la création de Tiers Lieux.

Il s’agit de proposer une offre de service d’accompagnement à la création de Tiers lieu.

Le Hub du Sud ayant vocation à faciliter la mise en relation des créateurs de Tiers lieux avec les expertises nécessaires, notamment celles d’autres Tiers lieux.

 

 

Numérique et Citoyenneté

Comment faciliter la participation et l’information des citoyens à la vie publique et politique (locale).

Exemplier

  • Budgets participatifs
  • Plateforme de participation
  • Vote en ligne
  • Transparence
  • Médias citoyens
  • Accès aux services (carto)

Contributions des participants

Veille sur les nouveaux usages ? Les nouveaux outils ?
Éducation aux médias
Réseau LORA WAN associatif (gestion IoT). Agriculture, Tourisme, Alertes diverses.
Sensibilisation aux industries type GAFAM
Aide des Familles pour accompagnement aux jeux vidéos
Vigilance sur l’utilisation des données (privilégier le recours aux logiciels libres)
Accompagnons la culture au numérique dans les écoles et on ne parlera plus de numérique
Fédérer les médias citoyens( TV Participatives). Mur des AAP et du partage de contenus (débat plateau, Zoom, etc.)
Quel modèle économique pour les médias participatifs (hormis les AAP à court terme)
Quid de la résistance des élus et des techniciens ?
Place des Civictech ?
Création et développement de Médias citoyens
Réflexion citoyenne sur l’usage des données (Open Data et Données personnelles)
S’appuyer sur des acteurs du numérique pour information publique. Formation par petit groupe. Acteur externe ? SMO
Penser la relation entre la citoyenneté numérique et l’implication citoyenne au niveau local
Développer des outils d’expression citoyenne (web radio, vidéo, etc.) dans une démarche participative
Les acteurs de la MedNum peuvent ou pourraient valider des outils «safe » hors GAFAM auprès des institutions, des acteurs économiques, des Jeunes (Education nationale), etc.
Ne pas oublier l’importance de la rencontre physique
Cartographie à l’échelle du territoire (à l’adresse)
Mettre en place des animations scolaires régulières sur l’usage d’Internet
Formation sur la prise en main des communs numériques
Mise en place d’ateliers à destination de tout public pour sensibiliser au bon usage du numérique

Libérer la médiation numérique / éthique

Contributions des participants

Inciter aux partenariats
Éduquer aux cultures numériques
Gouvernance.
Attention : multiplication des données à stocker.
Pérenniser les outils.
Ecologie et numérique.
Développer en numérique « maîtrise » en termes d’impacts santé / planète
Sobriété numérique. Matériel et utilisation. Ne pas reproduire le modèle de surconsommation contraire au développement personnel.
Accompagnement à un usage éthique, responsable avec sensibilisation aux GAFAM et aux alternatives libres.
Travailler dans le temps.
Former les acteurs Jeunesse à l’utilisation et à la démarche du libre pour ces acteurs forment et sensibilisent à leur tour les publics jeunes.
Intégrer l’économie.
Sensibiliser les publics à l’économie numérique.
Rester indépendant des opérateurs en charge du développement des infrastructures. Comment ? Infrastructures libres.
Communs numériques (Openstreetmap, Wikis)
s’emparer des données.
Education et excellence. Codage EDOS.
Economie du libre et formation.
Partager les données.
Former / Informer sur l’impact écologique (tri de mails, stockage en ligne).
Travail sur la conscience écologique autour du numérique.
Faire connaître les outils et les ressources libres.
Partager nos ressources sous licence libre.
Encourager la contribution aux communs.
Co-conception. Outils des collectivités libres.
CyberMin et EPN Connect. Un outil libre de gestion d’un EPN (Martigues)
Apprendre à protéger ses données.

Participer aux programmes d’infrastructures

Le numérique s’appuie sur les infrastructrures : de l’ADSL à la fibre optique, du WiFi à la 5G, du DataCenter au LiFi.

Mais qui dit infrastructure numérique dit usages numériques. La Médiation numérique peut-elle, doit-elle être consultée lors de projets d’aménagements numériques ?

Exemplier

  • Je déploie du WiFi dans ma structure

Un organisme de formation, sur 3 étages, veut proposer un accès WiFi gratuit à ses stagiaires, mais aussi à ses formateurs et à ses agents administratifs. Mais ça veut dire quoi un WiFi partagé, quelles sont les répercussions si un utilisateur fait quelque chose d’illicite sur le réseau, comment éviter que toute la bande passante soit prise par les stagiaires, ça veut dire quoi un portail captif ? Eh oui, partager du WiFi ce n’est pas comme à la maison, ça nécessite de la réflexion et un accompagnement…

  • Y’a pas la fibre

La Médiation numérique est en pointe sur les usages numériques. Oui, du moins quand la connexion le permet. Comment faire en sorte que la Médiation numérique soit installée de façon prioritaire lorsque la fibre se déploie sur son territoire ? Qui peut décider, qui peut payer ?

  • La 5G, ce sont des usages

La 5G va arriver. Tout d’abord expérimentale, elle se déploiera ensuite. Mais la montée invraisemblable en débit va-t-elle s’accompagner d’une montée tout aussi invraisemblable des usages ? Alors que le 5G annonce la connexion permanente de milliards d’objets connectés, qui accompagnera la population dans leur configuration et surtout dans leur sécurisation ? La Médiation numérique est-elle un anti “Black Mirror” ?

Contributions des participants

Où sont les usagers et les usages sur un territoire ?

Accueil de longue durée pour les structures isolées

Comment repérer les services et les compétences des acteurs qui peuvent aider à ces décisions techniques ?

Relier développement d’objets connectés / impact sur les besoins en réseau / impact sur la santé et la planète

Comment identifier des lieux prioritaires à connecter ? Solliciter les petites structures rurales en lien avec les besoins des habitants.

Sensibiliser à l’usage « à réseau limité ». Apprendre à utiliser et à se contenter du juste réseau nécessaire.

Partant des besoins réels des publics, pas de réseaux sans contenu en phase avec les besoins ! La 5G, une réponse aux besoins de qui ?

Trouver le juste compromis entre les besoins d’infrastructures et leur impact économique. L’argent public ou la dépendance publique associée à leur impact sur la santé.

Intégrer le label Bâtiment connecté.

Relations avec le SMO ? Avec le SICTIAM ? Avec les Grands opérateurs de télécom ?

Faire cohabiter besoins d’être connecté et réseau raisonné. Zones blanches parfois nécessaires pour la santé.

Une entité régionale comme interlocuteur avec les opérateurs ?

La médiation numérique comme baromètre des territoires (expertise sur les usages).

Intéger les structures rurales à des projets importants pour un aménagement numérique (réseaux, fibre, etc.)

Depuis presque 40 ans, nous (usagers) subissons : évolutions techno, mises à jour, obsolescences programmées. Ne pouvons nous pas inverser la tendance en imposant aux constructeurs et éditeurs les besoins des citoyens préalablement définis ?

Gérer la pérennité des données

Une interface publique accessible partout sur les niveaux du rayonnement GSM/WiFi/WiMax, etc. Par adresse postale.

Pas d’hégémonie, même publique

De nouvelles modalités d’accompagnement des publics

Contributions des participants

Sensibilisation aux usages excessifs des écrans. Education à l’usage des jeux vidéos. Education aux médias.

Besoin de personnels formés et de contrats pérennes.

Penser aux CCAS / CIAS

Pour la formation, comment faire des relais avec les lieux de médiation numérique.

Des lieux d’accueil multi-services conviviaux avec des moyens pour un « concierge » / accueil de 1er niveau.

Penser spécifiquement l’accompagnement aux démarches (dématérialisation des services publics) pour conserver des créneaux pour d’autres usages de l’espace numérique.

Médiation et information jeunesse, comment articuler deux besoins ?

Pourquoi les séniors s’accaparent les ateliers ? Besoin d’espaces de lien social. Comment se servir du numérique pour aussi répondre à ce besoin ?

Comment renforcer le service de médiation numérique dans les lieux d’éducation et de formation ?

Attention à l’addiction des jeunes. Apprendre à se déconnecter.

Comment allier compétences sociales (accompagnement des publics, aller vers…) et techniques (numériques)

Inclure les organismes de formation dans l’offre de services d’accompagnement auprès des publics cibles (formation pro, demandeurs d’emploi, etc.)

Penser l’accompagnement en mode Parcours et croiser les parcours (tous publics, tous niveaux, tout animateur pro et amateurs)

Comment intéresser les usagers à la médiation numérique ? Beaucoup veulent juste faire leurs démarches en ligne. Ne pas se fermer.

Valoriser les étapes intermédiaires d’apprentissage pour éviter dans le temps décrochage (jeunes) et accrochage (séniors).

Comment avoir les moyens de la médiation numérique dans les MSAP à moyens constants, voire en baisse ?

Généraliser la création d’Espaces dédiés au numérique dans l’ensemble des structures publiques et les tiers lieux.

Un statut / mandat « Délégation de Service Public »

Multiplier les aidants. Avoir la culture aidant dans les collèges.

Accompagner aussi les publics utilisateurs au numérique en conscience – maîtriser son impact énergétique, sur la santé, sur l’addiction).

Passer des EPN à un Tiers Lieu pour répondre à des besoins sociaux et favoriser les créations de liens : liens sociaux, rencontres innovantes, etc. Importance de la mixité des publics. Penser l’espace et l’animer. Répond aux critiques/risques d’une numérique anéantissant les espaces physiques de rencontres.

Accompagnement des publics (tous publics) dans leurs démarches administratives en ligne dans les MSAP.

Rattacher le service MedNum au service documentaire (CDI, CRD, etc.) où se trouve le parc informatique (dans le cadre d’un centre de formation).

Mise en place d’un service de médiation numérique par les étudiants futurs travailleurs sociaux depuis 2 ans au centre de Doc de l’IRTS.

Mutation des MSAP en Maison France Connect (Mix EPN et Administration en ligne).

Expérimentation à l’IRTS d’une formation de Moniteur Educateur Socio Numérique (allier compétences éducatives et numériques).

Accompagner le personnel et le former à la médiation

Orange dans sa poitique RSE d’accompagnement des Tiers Lieux (MSAP, AAP)

Création par la ville de Manosque d’un EPN via le CCAS et le dispositif Adules Relais.

Faciliter des médiations mobiles (matériels + contenus + médiateurs volant). Permettre ces médiations hors les murs, dans des lieux fréquentés par le public et du lien avec des médiations « dans les murs »

Valises nomades normées pour aller vers les publics

Minibus d’information Jeunesse Numérique pour aller à la rencontre des publics sur leur territoire

Boussole des jeunes. Outil numérique d’accès aux droits et de mise en relation avec des professionnels pertinents.

Faire participer les formateurs de la formation professionnelle, les travailleurs sociaux en complément d’une offre généraliste

Travailler en partenariat avec les structures qui ont les compétences en adéquation avec la demande

Disposer de supports de cours sous forme de fiches pratiques. Supports libres et téléchargeables sur les thèmes récurrents : bureautique, internet, sécurité, messagerie, etc.

Etre des espaces d’accueil, d’écoute et d’échange pour tous, même pour les réticents. Des espaces mixtes pour pratiques numériques et autres pratiques.

Développer des plateformes en ligne pour développer plus massivement l’accès aux contenus.

Travailler et mettre en place des partenariats avec le service « métiers » d’origine. Ce n’est pas parce qu’une démarche administrative passe en dématérialisation que le public doit forcément être redirigé.

 

Inscrire la médiation numérique dans les textes

Le dispositif des Hubs pour l’inclusion numérique dure 18 mois. Un an et demi pour réussir à faire ce que nous n’avons pas réussi à faire en 18 ans : trouver notre modèle économique pérenne.

Mais l’entrée par l’économie est-elle la seule entrée ? La loi Pour une République numérique en 2016 a introduit la possibilité pour les départements de porter une politique de médiation numérique. C’est une possibilité, pas une obligation et cela ne concerne que les départements. Avec une société passée en régime numérique et près de 20% de la population adulte non autonome dans ses pratiques numériques, ne pourrait-on pas passer à un degré d’engagement supplémentaire ?

Exemplier

  • Les cahiers de doléances numériques

Les acteurs de la Médiation numériques ne pourraient-ils pas s’organiser pour organiser et faire remonter des cahiers de doléances numériques ? Centralisés par le Hub, ces doléances des publics constitueraient une base de besoins et de demandes dont le législateur ou les exécutifs locaux pourraient s’emparer.

  • L’accompagnement au numérique : un droit constitutionnel

La réforme de la Constitution, certes retardée, prévoit la création d’un texte à valeur constitutionnel sur le numérique. Quelles propositions la médiation numérique veut-elle transmettre aux députés et sénateurs pour les inscrire au plus haut niveau des normes juridiques : la Constitution ?

  • De pouvoir à devoir.

Le cadre légal ne contraint pas les Collectivités territoriales à porter une politique publique de médiation numérique. Les Hubs numériques ne pourraient-ils pas élaborer des propositions pour une inscription élargie et contraignante ?

Contributions des participants

Statut / Mandat. Délégation de services publics.

Faire le lien entre cadre juridique et pérennité des financements.

« Encadrer » les pratiques de Médiation numérique.

Inscrire la Médiation numérique dans le champ sociétal. Déterminer les contours du numérique inclusif. Déterminer les autres axes (média, culture, insertion, etc.).

Pour une reconnaissance, une valorisation des salariés de la médiation numérique.

Il faudrait pouvoir harmoniser les politiques publiques en lien avec la médiation numérique pour éviter le grand écart entre les thématiques des AAP liées aux priorités des collectivités.

Mieux formuler les besoins articulés entre EPN et réseaux associatifs.

Un cadre officiel prévoyant les orientations communes (bonnes pratiques). Exemple : pour toute question liée à l’accompagnement pour des démarches administratives, les logiciels libres, les interlocuteurs identifiés.

Reconnaître les métiers liés aux usages du numérique (référentiel).

Création du code métier de médiateur numérique dans les principaux référentiels (pôle emploi, CNFPT) pour faciliter l’embauche de médiateurs.

Service national juridique en ligne pour informer sur la législation.

République numérique : le numérique partout, pour tous, par tous.

Mutualiser pour réduire les coûts

Les moyens de développement d’une « petite structure » -qu’elle soit entrepreneuriale ou associative- sont contraints. Ne serait-ce que pour être en conformité avec la loi (RGPD, licences de logiciels, wifi contrôlé, etc.) ou pour développer ses activités (test de produits et de services, veille, échange de savoir faire, etc.). Comment peut-on mutualiser, avec qui et sur quoi ?

Exemplier

  • Une centrale d’achat de la médiation numérique.

Les Collectivités territoriales ont accès à l’UGAP, une centrale d’achat facilitant les procédures de marchés publics avec une réduction importante des coûts. Les acteurs de la médiation numérique ne pourraient-ils pas créer leur propre centrale d’achats ?

  • La médiation numérique identifiée sur l’ensemble des Contrats de ville

Depuis plus de 15 ans, les Ateliers du Boccage (réseau Emmaüs), fait office d’intermédiaire dans le cadre de politiques RSE des grands éditeurs et équipementiers numériques (Microsoft, Adobe, Cisco, Ciel, etc.) : c’est le site Solidatech. Et si on les rencontrait pour que la Médiation numérique soit un interlocuteur privilégié ?

  • Le logiciel libre, une réponse à tout ?

Certains espaces de Médiation numérique en région ont développé un réel savoir faire dans l’installation et l’utilisation des logiciels libres ; tant en termes d’organisation interne qu’avec leurs publics et clients. Et si on mutualiser (enfin) ce savoir faire ? Au-delà de la question du coût, ce sont bien les valeurs et principes du logiciel libre qui font écho à celles de la Médiation numérique. D’autant que les performances et l’ergonomie ont considérablement évolué…

Contributions des participants

Faciliter les relations (législatives, financères) entre institutions (Ex. Subventions données par plusieurs collectivités?)

Mutualiser = travailler en commun avec outils collaboratifs (Ex. Animacoop dans le 05)

Avoir du matériel spécifique qui puisse tourner sur les structures (Ex. Tables Mash up, Robot Thymio).

Accepter que la qualité a un coût.

Des confrères compétents sur GLPI (gestion libre de parc informatique) ? Un projet dispo de formation entre pairs ?

Créer une base de données du matériel pour être mis en commun.

Logiciel en source libre de gestion de salles / ateliers de Martigues (Cybermin et EPN Connect).

Développer une offre de services (logiciels pour lagestion de salles / d’atelier en reprenant ou en continuant l’existant (Cf. Martigues et CyberMin).

Proposer un cadre commun concernant la mise en place et le coût de l’usage du WiFi dans les lieux publics.

Plateforme Chroniques – AAP + Coprod artistique (ZINC)

Créer une plateforme Internet permettant aux acteurs de s’inscrire sur des projets spécifiques

Mutualisation des matériels entre les structures (robots, consoles, table de Mash Up)

Pôle ressources (créer des malettes pédagogiques)

A l’assaut des (très) gros projets

Le ticket d’entrée d’un projet européen avoisine les 100 000 euros. Et encore ce n’est que 50% du montant du projet. Et ces montants sont en train de s’étendre auprès d’autres financeurs (notamment l’Etat via les PIC). Entre co-financements et délais de paiements, les acteurs de la Médiation numérique ne semblent pas toujours en capacité de répondre à tels cadres de projets bien qu’ils aient les compétences pour répondre sur le fond. Mutalisation, centralisation, négociation bancaire, consortiums, etc. quels sont les cadres actuels pour répondre aux “gros projets” et que pouvons-nous inventer ?

Exemplier

  • Le FEDER pour des Maisons de la Solidarité nouvelle génération

Quand un département veut moderniser ses Maisons de la Solidarité en y incluant de la Médiation numérique, peut-il faire appel au FEDER pour co-financement son action ?

  • La médiation numérique identifiée sur l’ensemble des Contrats de ville

Les Contrats de ville de plusieurs intercommunalités pourraient s’accorder sur une définition, un cadre d’intervention et des financements communs autour de la Médiation numérique. Le découpage par micro-territoire a-t-il vraiment du sens quand le problème est le même ?

  • Vers un financement de fonctionnement général de la Médiation numérique

Actuellement, les départements ont la possibilité de porter une politique de médiation numérique (CGCT – Loi sur la République numérique). Par conséquent, ces Collectivités Territoriales peuvent porter un fond de soutien à la Médiation numérique en cohérence avec leurs compétences obligatoires (ASE, Collèges, Insertion, Jeunesse, etc.). Et si un département faisait l’essai ?

Contributions des participants

Matériel éthique subventionné.

Quid de la SCIC La Mednum ?

Besoins d’ingénierie administrative / financière / veille.

Question de la trésorerie notamment dans le cadre d’un portage administratif.

Quel pilotage sur les projets ?

Collaboration entre institutions. Comment faire ?

Lien avec la mutualisation (compétences, matériels, etc.). Comment impliquer les acteurs du réseau ?

Quelles structures porteuses ?

Avant tout : assurer la veilles en termes de dispositifs.

Un travail de veille et de partage des informations.

Mails d’infos aux Sud Labs sur les AAP régionaux.

Sensibiliser les groupes d’action locale à la thématique du numérique en vue de positionner plus stratégiquement les questions qui s’y rapportent dans les appels à projet.

Véritable besoin de politiques publiques durables. Contractualisation sur au moins 3 ans.

Un fond de soutien aux fonctionnement des EPN.

Appels d’offres formation portés par Arsenic avec sous traitance vers les adhérents du réseau.

Projets de coopération Leader.

Les nouveaux modèles de lieux de médiation numérique

De l’EPN à l’Espace de Coworking en passant par la Médiathèque “Troisième lieu”, les Tiers-Lieux sont des outils de politique de développement territorial.

Mais comment (et pourquoi) passer d’un EPN classique en tiers lieux d’innovation sociale et culturelle ? Quelle remise en question de l’offre de service doit-on mettre en oeuvre et quelle organisation mettre en place ?

Exemplier

  • Le code source d’un Tiers Lieu

Initié avec le programme MOVILab et le modèle TiLiOS (Tiers Lieux Open Source), l’élaboration d’un modèle de Tiers Lieu essaimable reste à compléter. Avec l’aide d’experts du domaine, ne serait-il pas temps de terminer ce travail ?

  • Un Label des Tiers Lieux en région

En milieu rural ou urbain, orienté coworking ou fablab, dans le cadre de la politique de la ville ou pour inciter au télétravail, les Tiers Lieux bénéficient de nombreuses sources de financement (public mais aussi privé). Mais celles-ci sont disparates, avec un vocabulaire et des conditions d’accès qui ne facilitent pas toujours leur visibilité. Ne pourrait-on pas organiser une veille permanente sur le sujet ?

  • Une veille du financement pour les Tiers Lieux

En dehors du marché, de la subvention ou de la prestation de services, existe-t-il des cadres de coopération qui permettent aux associations, collectivités et entreprises de coopérer ? SCIC, SCOOP, Mécénat de compétences, etc. peuvent servir de base à de nouvelles formes d’activités et de revenus.

Contributions des participants

Quid de l’accueil des personnes éloignées de l’écrit, même dans ces lieux « dédiés » ?

Identification des Tiers Lieux et de leurs services spéficiques ?

Mutation des MSAP en Tiers Lieux → A accompagner.

Veille sur Internet sur les nouvelles pratiques et les nouveaux usages, notamment par les adolescents.

Formation en e-administration pour les agents ?

Une mobilité qui s’oriente vers tous les publics éloignés, pas seulement rural mais aussi quartiers prioritaires.

Tiers Lieu éclaté ? Un Tiers Lieu doit-il s’envisager comme un unique espace fédérant ules structures, services et usages ou comme une galaxie d’espaces et de ressources ?

La mobilité des lieux, est-ce une solution ?

Législation pour cet accompagnement. Les animateurs peuvent faire quoi ?

Partir des usages pour créer des lieux spécifiques ? En différents pôles ?

Modèle économique de ces lieux ?

Quels partenariats ? Avec qui et comment ?

Besoins d’informations pour les collectivités, associations sur les financements liés aux « gros projets ».

Vocabulaire absent pour le grand public qui ne sait donc pas s’orienter. Manque de visibilité.

Tout sous le même toit (type Grande distribution) ou réseau de partenaires au niveau local.

Des Tiers Lieux spécifiques en fonction du contexte et des objectifs de la structure ? Exemple : les EPN de l’Info Jeunesse vers des Tiers Lieux spécifiques Info Jeunesse ?

Lieux institutionnels = lieux peu fréquentés ! (Ex. plus de jeunes à la FNSE que dans les bibliothèques). Faire des lieux ouverts, mixtes et beaux, orginaux et bien situés, avec des horaires amples, etc.

Espaces publics nomades pour aller à la rencontre des populations rurales éloignées du numérique et des lieux de médiation numérique.

Des lieux conviviaux multi-services Information Jeunesse mieux identifiés « médiation numérique ».

Dans les zones rurales, imaginer un « truck numérique » ?

Inventer des lieux qui participent à la fois à la transition numérique, écologique, sociale et politique.

Partir des usages pour construire de nouvelles formes de lieux.

l’atelier Canopé de Digne les Bains ouvre cette semaine un LAB = Espace de créativité numérique ouvert à tous.

Mise en place d’un « Passeport numérique ». Point de repère usager / médiateur pour une proposition adéquate. Visibilité des points d’accueil.

Cartographie des tiers lieux sur un territoire (actualisée)

Mutualisation de fonctions en milieu hyper-rural (Ex. MSAP / Médiathèque / Corworking / Agence postale du lieu de vie de la Vallée de l’Oule)

Technologies interactives pour informer et ouvrir les possibles et susciter des questions auxquelles les médiateurs numériques répondent (Ex. Expos interactives) ?

Orange : aide à l’aménagement de tiers lieux via des AAP et de se politique RSE

Inclusion des pratiques numériques dans les lieux de médiation culturelle (Ex. LUMEN)

Enjeu de lisibilité et de compétences pour orienter nos publics.

EPN classique → Tiers Lieu d’innovation sociale et culturelle. Travailler avec les possibilités du territoire, ouvrir sur les entreprises, ouvrir sur la formation professionnelle, ouvrir sur les écoles et les collèges, etc. Etre reconnu comme « Hub » social non administratif.

Inclure dans les Tiers Lieux la valorisation des patrimoines culturels des territoires où ces tiers lieux sont implantés.

AAP SudLabs.